90 heures par mois sur
C’est le temps que certains créateurs y passent.
Posts à rédiger.
Commentaires à gérer.
Statistiques à surveiller.
Un travail à plein temps… pour une plateforme qui ne leur appartient pas.
Et pourtant, quand je pose cette question :
“Si ton compte disparaît demain, il te reste quoi ?”
Silence.
Pas de liste email.
Pas d’espace à eux.
Pas de moyen de recontacter leur audience ailleurs.
Des années de contenus hébergées sur des plateformes capables de changer les règles du jeu du jour au lendemain.
On nous répète souvent que le problème des créateurs, c’est le manque de visibilité. Mais ce n’est pas toujours vrai.
Le vrai problème, c’est la dépendance.
Dépendre :
d’un algorithme,
d’une plateforme,
d’une portée qu’on ne contrôle pas,
d’un système qui décide qui existe… et qui disparaît.
Parce qu’aujourd’hui, les plateformes ne récompensent pas forcément ce qui construit.
Elles récompensent surtout ce qui fait réagir ⚡
Le conflit.
L’agitation.
L’émotion rapide.
(Étude, la haine en ligne a progressé de 16% sur les réseaux sociaux en un an, 2025)
Pendant que les contenus plus nuancés, plus profonds ou plus humains deviennent parfois invisibles.
Et ce n’est pas un accident. C’est le modèle.
C’est là qu’il faut comprendre quelque chose d’essentiel :
La visibilité se construit sur les plateformes.
La liberté se construit ailleurs 🌱
Par exemple:
Une newsletter → permets de prolonger l’expérience de marque, être indépendent des reseaux sociaux, avoir une base solide à sonder, proposer un futur produit payant…
(10 bonnes raisons d’investir dans une newsletter, 2024)
Un site → un espace qui t’appartient vraiment, où tu peux présenter ton univers, centraliser tes projets, renforcer ta crédibilité et exister indépendamment des algorithmes.
Tout cela n’est pas là pour quitter les réseaux, mais pour ne plus dépendre d’eux. Parce qu’une audience n’est pas une communauté.
Le Web2 nous a habitués à louer notre présence numérique.
Dans le Web2, la culture est devenue une ressource en silo, contrôlée par les plateformes (Spotify, Netflix, YouTube). Elles décident des règles de monétisation, des algorithmes de découverte et, au final, de qui réussit ou non.
(Manifeste pour un Web3 humaniste: repenser la technologie pourqu’elle serve l’humain, 2026)
Le Web3, lui, pose une autre question :
Et si les créateurs, les communautés et les utilisateurs pouvaient reprendre une partie du contrôle ?
Alors non, le vrai enjeu n’est peut-être pas d’avoir plus de visibilité. Le vrai enjeu, c’est de construire quelque chose qui continue d’exister même quand l’algorithme change.
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